L’impro peut-elle transformer un groupe entier ?
Moi aussi, je me suis posée cette question avant de découvrir l’improvisation.
L’histoire de ma première rencontre avec l’impro ? C’est une aventure que je ne suis pas prête d’oublier.
Je me souviens encore de mon tout premier atelier d’impro. C’était en 2010, à Lille.
Je ne savais pas à quoi m’attendre. Je me demandais : faut-il être un grand orateur, être drôle, rapide, ou arriver avec un plan précis ?
Mais dès que j’ai commencé à circuler dans la salle, à occuper l’espace avec les autres participants, quelque chose a changé.
La mise en mouvement m’a aidé à prendre la parole.
Le rire a rempli l’air. Et puis, j’ai compris.

En réalité, l’impro, ce n’est pas une question de performance. Il suffit d’observer, d’écouter les autres, et surtout… de lâcher prise.
Et surtout de se laisser surprendre.
Si on manque de mots, on peut jouer avec le corps, avec les émotions, avec les silences…
Le meilleur moment, c’est lorsque l’impro avec les autres personnages devient fluide et que le public adhère.
Là où ça devient plus délicat, c’est quand tu as oublié le thème de l’impro. Et au fur et à mesure que l’impro avance, tu comprends avec ce que fait ton partenaire quel est plus ou moins le thème.
Le décalage entre les 2 comédiens devient alors une belle source d’improvisation et de fous rires de la part du public.
Les compétences de base que l’on travaille en atelier sont à la fois simples et exigeantes :
écouter, collaborer, assumer, créer et savoir raconter.
Le fait d’écouter et de collaborer nous amène à nous connecter aux autres, assumer nos forces et nos faiblesses, travailler notre résilience.
Lorsque nous écoutons, nous prenons le temps de mieux nous connecter avec les autres, et sommes plus disposés à collaborer avec eux.
Pourquoi je me suis lancée dans l’impro ?
Parce que je voulais mieux comprendre les dynamiques humaines – et découvrir comment l’incertitude peut devenir une force.
L’impro, c’est un peu comme un voyage sans carte ni GPS. On avance, on s’égare, et finalement, on découvre des chemins qu’on n’aurait jamais imaginés.
